Australie, c’est fini…

16 décembre 2010

Eh bien ca y est, l’aventure australienne est belle et bien terminee pour moi, je suis arrive a Sydney il y a quelques jours apres quelques stops incontournables de la cote est tels que les Whitesundays , Fraser Island ou encore Byron Bay, mecque du surf ou j’ai pu parfaire ma technique de “stand up on board”  pendant une semaine me relaxant dans ce petit bled avant d’arriver dans la “crowded and shiny” Sydney City.

La boucle est donc ainsi bouclee et il est l’heure pour moi de faire le bilan de ces dix mois d’itinerance aux travers des grands espaces australiens. 

Etant donne que j’aime bien les listes a puces (comme vous aurez pu le constater dans les mails precedents) voici donc mon bilan sous la forme fiertes  vs regrets. 

Fiertes :

- Avoir parcouru plus d’une vingtaine de milliers de km en sac a dos et par la route.

- Avoir ete fermier le temps d’une saison , surement un de mes meilleurs souvenir en fait 

- M’etre decomplexe avec l’anglais. Je ne parle pas courament mais j’estime que je me debrouille beaucoup mieux qu’avant. En lisant ces lignes vous aurez remarque que je parle un peu comme Jean Claude Van Damme d ailleurs (je sais pas si c est bon signe en fait) :)  

- Avoir ete serveur pendant un temps et meme barman le temps d’une soiree (ca a l’air con comme ca mais ca faisait partie d’un de mes vieux reve qui trainait au fond de mon cerveau)

Regrets :

- Ne pas avoir pu vraiment cotoyer les peuples aborigenes qui sont clairement mis a l ecart par la societe australienne. Je sais que j avais promis d’ecrire un post sur la question mais je prefere en parler de vive voix aux personnes interesses plutot que de me lancer dans un debat philosophique.

- Le fait d’etre “sur la route” et donc continuellement sur le depart ne permet pas de creer des liens forts avec les gens et les rencontres sont donc un peu ephemeres meme si les echanges de facebook sont monnaie courante.

- Ne pas avoir vu le feu d artifice entre l’Harbour Bridge et l’Opera House de Sydney ( c’est peu de chose mais il parait que ca vaut le detour ;) )

- De maniere generale ne pas avoir pu vivre pendant quelques mois la vie decontractee des Sydneysiders. Imaginez vous, sortant du travail vers 17h et filer vers la plage de Bondi Beach pour une petite session de surf avant d’aller diner en bord de mer, et bien c’est un peu comme ca qu’on vit la bas ;)  

- Avoir retrouve mon ordinateur ne marchant plus apres l’avoir confie a la reception d une auberge (eh oui je vous ecris en live depuis le cyber cafe la)

Bref vous laurez compris, j ai bien kiffe !! comme disent les jeunes (enfin comme disaient les jeunes, je crois que le terme est un peu ”has been” en fait)

Mais l’heure du retour a la realite a sonne pour moi. J’ ai dis au revoir a l’australie et aux australiens  il y a deux jours pour rejoindre ma premiere escale de retour : la Thailande.

Je suis donc en ce moment a Bangkok, chaos urbain impressionant, pour trois jours avant de rejoindre le nord du pays plus ‘traditionel’ (visite de temple, trek dans les montagnes,..) puis le sud pour le farniente, la plongee, les soirees sur la plage ;)

Voila donc le programme du mois qui vient. Je ne pense pas poster plus d’article sur ce blog qui etait destine a l’Australie avant tout. Je remercie donc par ordre d’apparition les gens sans qui ce voyage n’aurait pas etait ce qu’il est :

Jeremy/Julie/Romain/Claudia/Remco/Beth/John/Stefen/Max/Emilie/Amelie/Henke/Manue

Quentin/Hugo/Jennifer/Jeremy/Brice/Helga/Stefan/Adrien/Nao/Yoshimi/Emilie/Ste/Maree

Steve/Quentin/Ashley/Josh/Sandro/Caroline/Gemma/Xavier/Natalie/Maartje/Magalie

Amelie/Donovan/Melissa/Julie/Cynthia/Jeremy/Diana/Michael/Wes/Nikki/Shona/Sally

Nico/Eliott/Lilou/Sasha/Alex/Ash/Sarika/Katja/Werner/Francois/Stefen/Jacques/Olivier

/Paul/Tessa/Manon/Louisa/Hayden/Leah Azzopardi (eh oui la derniere personne rencontree est une azzopardi ;)

Je vous remercie aussi, vous, mes lecteurs meme si la frequence des posts n’etait pas hallucinante, j’ai pris plaisir a vous ecrire pendant ces quelques mois.

C ‘est termine, vous pouvez a present reprendre une activite normale.

See ya !

Tropical Thunder & Sander

16 novembre 2010

 

Aux dernières nouvelles je bossais dans un fast-food la journée (la célèbre chaîne américaine Subway que certains connaissent sûrement) et dans un resto comme serveur le soir.

Eh bien tout ceci est terminé puisque j’ai déposé ma casquette de Sandwich Artist, mon tablier à poche, mon carnet et mon stylo de serveur pour remettre mon chapeau de Traveller.

C’est hélas sans ma chère Mathilda que je continuerai la route en direction du nord-est. Je l’ai laissé non sans peine à un garagiste pour 400$, de quoi acheter le billet qui m’enmenerait jusqu’à Cairns.

J’ai donc tout vendu, ma voiture, mon velo, ma table et mes chaises, bref je suis à poil sans plus de matériel que le sac qui est sur mon dos et qui est tout ce que je possède ici.

Je retrouve alors cette sensation de liberté du début, moi et mon backpack comme compagnon, tout nu mais aussi tout neuf, quittant le climat désertique d’Alice Springs.et prêt à reprendre la route vers le nord tropical (80% d’humidité relative et une trentaine de degré) , j’en suffoque d’avance.

Je suis donc arrivé par les airs sur Cairns. La route entre Alice Spring et Cairns que j’avais déjà faite pour partie en descendant est longue et sans trop d’intérêt, je n’ai donc pas trop de remords à l’avoir survolé. Je suis donc passé à Cairns le tant d’une soirée pendant laquelle j’ai rencontré une jeune allemande sympathique du nom de Katja.

Nous avons décidé de louer une voiture ensemble pour explorer l’extrême nord de la cote jusqu’au point le plus haut accessible sans 4×4, ainsi que l’intérieur des terres qui relient Cairns à Mission Beach, le Tableland comme on l’appelle ici.

Le tout, à bord d’une Toyota Yaris jaune canari bien flashy !

L’extrême nord de l’Australie accessible en voiture se nomme Cape Tribulation lieu de rencontre entre l’océan et la forêt tropicale affleurante à la plage, bref un lieu aux allures de paradis.

L’absence de personnes dans l’eau renforce le coté déserté de l’endroit, effectivement la baignade y est interdite puisqu’on peut y croiser l’être vivant classé comme étant le plus dangereux au monde : la méduse boîte ou box jellyfish nommé ainsi de part sa forme.

C’est également l’endroit ou la grande barrière de corail (classée World Heritage Area ou patrimoine mondiale de l’humanité si vous voulez) est la plus proche du continent. Bref vous l’aurez compris c’est un lieu à ne pas manquer en Australie

Après une semaine de road trip nos chemins se sont alors séparés à Mission Beach ou j’ai pris le bus en direction d’Airlie Beach, Katja remontant dans le nord vers Cairns.

Je vous laisse donc visionner la vidéo/photo en précisant quand même, que, climat tropical oblige, le ciel alterne entre éclaircies et grosse drash de pluie (comme on en a 1 fois par an en France alors qu’ici elles sont plutôt du genre quotidiennes), pour cette raison les photos ne sont hélas pas super ensoleillées.

Je suis donc à Airlie Beach depuis quelques jours, lieu d’où je vous écris en attendant le voilier qui me mènera vers les célèbres Whitsundays Islands, autre destination paradisiaque non loin de la cote australienne.

Mais ça, c’est une autre histoire…

Alice is wonderland?

17 octobre 2010

 

Eh bien non, comme je vous l’avez déjà dis plus tôt, Alice Springs n’est pas vraiment le pays des merveilles si l’on considère qu’il n’y a pas grand chose à faire et qu’il y pleut souvent alors que c’est sensé être un des endroits les plus secs de l’Australie (je vous invite à aller voir les statistiques des précipitations). Mais cela dit, plusieurs raisons concomittentes m’ont faites m’y arrêter pour un petit moment.

De retour du Red Center (le centre rouge comme on l’appelle ici) ma pauvre Mathilda montre des faiblesses; Tremblante, toussante, la fumée blanchâtre et la présence d’huile et de graisses dans le reservoir du liquide de refroidissement son mauvais signes.

il me faudra peu de temps pour m’apercevoir qu’elle est à bout de souffle et qu’elle va très prochainement expier son dernier soupir, si je ne la dote pas d’un joint de culasse flambant neuf.

Eh oui le maudit joint de culasse que vous connaissez tous sans savoir réellement ce que c’est, parce que dans tous les films américains lorsque le héro a un souci mécanique on peut entendre :

  • « Je crois que c’est l’arbre à came ma ptite dame » ou bien,
  • « J’ai l’impression que ça vient du carburateur Bobby, god damn shit ! » ou encore,
  • « Je pense que c’est le joint de culasse, et ça peut aller chercher loin ! »

 

C’est le « ça peut » qui est interessant, car s’il y a deux choses universellement admissibles :

- Les chauffeurs de taxis sont des cons dans tous les pays, et

- Les garagistes sont des arnaqueurs aux quatre coins du globe également.

Mais là en ce qui nous concerne c’est surtout le deuxième point qui est important. En effet je fais venir le garagiste il inspecte deux trois points pour établir son diagnostic et me dis dans un australien du cru la célèbre réplique tant (a)entendue : « Je pense que c’est le joint de culasse, et ça peut aller chercher loin ! »

En fait ce qu’il essaye de dire c’est qu’il faut qu’il ouvre le moteur et qu’il ne sait pas trop ce qu’il va y trouver, et que peut-être, certaines têtes de pistons sont mortes et du coup ça peut coûter entre 1200 dollars (aïe j’ai du mal à l’avaler) et 2000 dollars voir plus (aïe j’ai du mal à le vomir).

Après reflexion je me dis que l’investissement de base ayant été de 2300 dollars , ça voudrait dire remettre peut être quasiment la même somme pour des travaux dont je ne pourrais vérifier réellement la qualité. Je me dis alors qu’il serait peut être préférable d’abandonner ma Mathilda à un Casseur ( aïe j’ai mal au coeur) et payer un billet de bus ou d’avion vers ma prochaine destination avec la modeste somme d’argent qu’il m’aura donné en échange de mon bolide.

Cette solution me fend le coeur car je m’étais attaché à mon mobil-home V6 4.0 GLI, mais c’est sûrement ce qu’il y a de plus raisonnable, n’ayant pas envie de me retrouver à faire du stop dans le désert avec mon sac à dos :)

Bref cette mésaventure fait surement partie de l’aventure, il n’empêche que je resterai un peu plus longtemps que prévu à Alice Springs pour travailler et engranger assez d’argent pour terminer le voyage.

Après quelques CV distibués avec écrit en tout petit ma formation d’ingénieur et en très gros le fait que j’ai déjà été homme de ménage, monteur de pompes hydraulique, picker de fruit bref que je sais me servir de mes bras, j’ai réussi à trouver deux jobs :

  • Sandwich Artist au Subway en journée (c’est comme ça qu’on appelle les serveurs du fast food je ne déconne pas : ) , je savais que j’avais cette fibre artistique qui me conduirait un jour à faire de « beaux sandwich bien gras » et de contribuer à la hausse des statistiques de l’obésité en Australie.

 

  • Serveur au restaurant du Chifley Resort Hotel en soirée.

 

Bref un emploi du temps plutôt chargé qui ne me laisse pas beaucoup de temps pour vous écrire (la voilà l’excuse bien placée)

Le second job est plus intéressant que le premier car je ne connaissais pas le monde de la restauration. L’effervescence et l’agitation en cuisine par opposition à l’ambiance feutrée de la salle.

Egalement, cette sensation qui me rappelle la scène (les quelques pièces de théatre jouées dans ma « jeunesse » en fait). Ce moment où l’on est derrière le rideau / la porte, où l’on attend son entrée en scène / en salle, répétant une dernière fois son texte, bref comme dirait Gary Oldman dans LEON : « Ce petit moment de calme avant la tempête ».

Me voilà donc citoyen d’Alice pour quelques semaines, avant de reprendre la route vers Cairns dans d’autres conditions, abandonnant le confort et la liberté de l’automobile pour retrouver les douleurs dorsales du backpacker à pattes.

A très bientôt sur la route…

Uluru, Ouh lala

25 septembre 2010

La visite des parcs nationaux de Litchfield et Kakadu ne constituait qu’une étape de mon périple dans le Northern Territory, car ce qui fait la force et la renommée de cet état, c’est ce que l’on trouve en son centre, à savoir, le célèbre rocher sacré d’Uluru (plus connu sous le nom d’Ayers Rock en australien).

Pour la petite histoire, Ayers étant un des premiers colons à l’avoir découvert il l’a modestement baptisé de son nom.

Nous avons donc pris la route du désert en direction du centre de l’Australie. Cet endroit mystique où il n’y a rien sur des miliers de km à votre gauche, votre droite, devant vous et derrière vous, un peu déroutant.

Notre première vraie étape fut celle de la célèbre ville du centre australien, Alice Springs connue des voyageurs pour une seule et unique raison : sa proximité avec Uluru (encore une fois proximité ici = 400 km)

Nous sommes donc arrivées après quelques jours de route à Alice Springs puis Uluru (situé à environ 2500 km de Darwin).

Entre parenthèse, ce qui est amusant lorsque l’on voyage en Australie c’est qu’au sein d’un même pays les conditions d’ensoleillement et les conditions climatiques changent radicalement. Nous avions quitté le climat de Darwin chaud et humide (obligés de dormir les fenêtres ouvertes la nuit, même pendant le dry) pour atteindre le centre désertique chaud et sec aux nuits glaciales imposant une couverture épaisse en plus du duvet.

Egalement, j’avais gagné 1h30 de décalage horaire en traversant la frontière entre Western Australia et Northern Terrtorry de l’ouest vers l’est et perdu quelques grosses minutes de jour en redescendant vers le sud, bref un peu déboussolant mais on s’y habitue.

Alors ce rocher? Mythique ou pas ? me direz vous.

Eh bien pour être franc c’est vrai qu’il impose le respect. Les plus beaux points de vues sont lorsqu’il est mis en scène par la lumière du lever ou du coucher du soleil.

Hélas le jour où nous nous étions levé très tôt pour l’admirer était assez nuageux donc je pense que nous n’avons pas pu apprécier ces camaieus orangés à leurs justes valeurs.

Nous nous sommes donc consolé avec une série de photos crétines avec Uluru comme toile de fond.

Le parc national d’Uluru n’abrite pas seulement ce rocher, mais aussi une autre formation un peu moins connue mais qui révèle également des jeux de lumière interessants : Kata Tjuta (ou The Olgas en australien). La balade nommée Valley of the Wind permettant de cheminer au seins des roches est également impressionante.

Bref vous l’aurez compris, ces rochers valent vraiment le détour même si les sites sont très isolés. Le seul regret est surement la horde de touriste que nous sommes tous qui entâche le caractère mystique et paisible du site.

Mais bon… le tourisme sans touristes c’est un peu comme Paris sans les parisiens…, un rêve irréalisable.

Darwin’s theory

25 septembre 2010

Après ces quelques semaines passées dans les champs de Kununurra je me décide à reprendre la route en direction du nord tropical pour atteindre la ville de Darwin, capitale du Northern Territory et ancien avant poste Américain lors de la seconde guerre mondiale.

Effectivement Darwin est la dernière vraie ville à l’extrême nord du pays ce qui en faisait un site interessant pour garder une oeil sur les kamikazes japonnais à l’époque du conflit.

Darwin donc……..J’attendais beaucoup de cette ville nottament du point de vue de son « architecture tropicale » mais au final je fus un peu déçu. Les seuls particularités sons les quelques toitures de batiments plombées sur des fondations à l’aide de chaînes pour éviter leur déccrochement lors des cyclones et 2-3 batiments par-ci par-là. Darwin est une de ces villes qui possède une rue principale dans laquelle tout ce concentre en journée et soirée, le reste de la ville étant assez mort.

En bref ce qui est interessant à Darwin ce n’est pas la ville elle même mais plutôt ses environs car non loin de là (enfin non loin en Australien ca veut dire environ 300 km) se trouve les parcs nationaux de Litchfield et le celèbre parc du Kakadu (le plus connu d’Australie).

J’avais rendez vous donc à Darwin début août avec mes amis parisiens (Julie D, Romain, Julie C et Cynthia), l’occasion de visiter tous ensemble ces fameux parcs.

Encore une fois beaucoup de faunes et de flores, mais celle du Northern Territorry cette fois donc avec son lot de créatures tropicales telles que les oiseaux colorés ou les crocodiles vivant dans les billabong (oui ce n’est pas seulement une marque de fringues pour surfeur à mèche blonde, ça veut aussi dire « trou d’eau »).

Pas mal de piscines naturelles également où il fait bon se baigner quand encore une fois il n’y a pas de crocos :) mais aussi nombre de panoramas à couper le souffle dégageant des vues à 360° sur des paysages luxuriants, et ceci, malgrés le Dry.

En effet , une des particularité du Northern Territory est son climat tropical de moussons c’est à dire à 2 saisons (le Dry = sec et le Wet = humide) ce qui fait que les paysages du Dry dont je vous parle (car saison pendant laquelle nous y étions) changent radicalement durant le Wet.

Le parc du Kakadu est donc très connus pour sa faune aquatique toute sainson mais également pour les premiers héritages graphiques aborigènes, les peintures « rupestre » de la région d’Ubirr. Celles ci représente pas mal d’activitées quotidiennes des premiers aborigènes ayant peuplé cette terre telles que la chasse, la cuisine, les rites de clans et autres passe-temps de l’époque :)

Je reviendrai dans un prochain post sur la culture aborigène et sur ce que signifie être aborigène aujourd’hui en Australie mais j’attends la fin du voyage pour me donner une vision d’ensemble sur cette question complexe.

En attendant je vous laisse avec la désormais traditionnelle photo/vidéo de notre séjour dans ces parcs nationaux qui valent vraiment le détour.

Princesses and Frog

24 juillet 2010

Hi guys ! 

Une fois de plus les nouvelles se font attendre… désolé. Bon sinon, quoi de plus depuis la dernière fois?

Il me semble vous avoir laissé au moment ou je venais d’acquérir mon merveilleux bolide; finissant les préparatifs pour un road trip vers le nord à la recherche de quelques millimètres de mercure en plus.

« On the road again » donc avec Mathilda et deux dignes représententes des Pays-Bas et de l’Allemagne, Maartge (alias Dutchie) et Natalie mes deux co-pilotes rencontrés à Perth.

Nous avons donc parcouru cette magnifique West Coast (la cote Australienne la plus préservée) avec son lot de faune et de flore en veux-tu en voila sur plus de 4000 km. Atteignant la ceinture tropicale et les 35°C tant recherchés qui s’étaient fait la malle à Perth.

Bref , on était pas malheureux pendant ces 2-3 semaines de road trip, vivant au rythme du soleil allant de plage en plage, de National park en National park.

Beaucoup de choses durant ces quelques jours qu’il serait trop long de détailler et que je vous laisse comme à l’habitude découvrir en image (c’est plus parlant et moins chiant que de me lire).

Pour faire dans le désordre il y eut :

  • Le désert des Pinacles ou ces étranges formations rocheuses sortant du sables
  • Des dauphins à nourrir
  • Mon premier poisson péché, préparé puis mangé. Un Yellow Bream d’une vingtaine de cm. A ce propos , quelle satisfaction de « chasser » sa propre nourriture tel un Robinson Crusoe des temps modernes nous rappellant le fait que l’argent n’est peut être pas si indispensable pour vivre en fait.
  • Des poissons colorés sur la barrière de corail que nous avons pu admirer avec masque et tuba à seulement 50 m au large.
  • Des treks mémorables dans des gorges dignes des décors des plus grands films d’aventures.
  • Des vanilla sky au coucher du soleil
  • Des grosse bêtes préhistoriques affamées
  • Bref, des bons moments…

Le trip s’est achevé il y a deux semaines aux environs de Kununurra. C’était la fin du grand voyage pour Maartge et Natalie qui sont à présent rentrées chacune dans leurs pays respectifs; et la moitié du mien, 5 mois déja, ça passe…

Alors vous vous demandez peut-être (ou pas) ce que je fais depuis 2 semaines à Kununurra, eh bien vous l’aurez deviné je vaque à des activitées maraîchères pour financer la suite du voyage.

En effet, je remplaçais un gars la semaine dernière dans une ferme de citrouille et je ne ramassais plus des pommes dans les arbres donc mais je coupais et ramassais des citrouilles en cadence, c’est à dire baissé pour ramasser ces satanés légumes pesant 3 tonnes toutes les secondes environ, 9h par jour.  Je vous laisse imaginer mon dos à la fin de la journée et de la semaine.

Ce remplacement s’étant terminé je travaille dans une autre ferme du coin ou je m’occupe d’un potager d’1 hectare, c’est plus cool car je suis seul dans le potager, pas de « supervisor de mes 2» pour me casser les c… toute la journée.

Je ramasse et plante, tomates, poivrons, oignons, bettraves, lettues, courgettes , squash, aubergines, brocolis etc…

Bref je pense être à présent assez calé pour une reconversion en primeur :)

As usual,  j’espère que vous avez tous la patata et le sourire, je me dis que c’est les vacances en France en ce moment et en plus il fait chaud donc vous devez surement être tous tres contents :)

Je vous laisse car c’est mon jour de repos aujourd’hui donc je vais en profiter pour me reposer (riche idée non?)

See you guys !

Meeting Mathilda

8 juin 2010

 

Eh oui c’est encore moi. Comme je vous l’avez déjà fait remarquer, je profite souvent des grandes villes étapes dans mon périple pour poster pas mal de nouvelles et digérer un peu ce que j’ai vu et vécu.

Pour vous par contre ça peut frôler l’indigestion de news et j’en suis désolé.

Me voilà donc de retour sur Perth, capitale du Western Australia vraiment paisible et à bonne échelle. Elle n’égale pas Melbourne qui pour le moment reste ma préférée mais se positionne bien devant Adélaïde qui est une ville plutôt morte.

Enfin, je ne vais pas épiloguer sur la ville car elle ne constitue qu’une étape, et ce post sert avant tout à vous présenter Mathilda…ma première…roulement de tambour…tadam !

Voiture bien sûr !

Mathilda est donc une Ford Falcon Break Wagon 1996 acheté environ 2300 dollars à un français plutôt cool , Xavier pour ne pas le nommer et qui lit d’ailleurs peut être ces quelques lignes.

Cette voiture est à présent ma nouvelle maison puisque je l’ai réaménagé de manière à ce quelle puisse accueillir un lit 2 places rétractables ainsi que le nécessaire pour vivre, faire à manger, etc…comme vous pourrez le voir sur la photo/vidéo.

Elle est également équipée de tentes me permettant de proposer un « lift » pour deux personnes (vous devez savoir ce que c’est si vous avez lu les autres posts) pour partir à la conquête de la West Coast.

Au programme, plages, parc nationaux, trek, snorkeling (=plongée masque+tuba) jusqu’à Broom puis Darwin.

Nous décollons cette semaine, je croise les doigts et touche du bois pour que la voiture tienne le coup sans trop de problèmes.

J’espère que vous êtes tous en grande forme, et je vous dis à très bientôt…

On the road again….

A Gentleman Farmer with a Pink Lady

8 juin 2010

 

Ce n’est plus un secret pour personne vous l’aurez compris. Si je donnais si peu de nouvelles ces derniers temps c’est que je bossais à la ferme comme un acharné avec mes deux potos à qui je rend hommage pour m’avoir supporté tout ce temps.

Je ne me serais jamais douté une seule seconde que mon second job après mes études serait « Fruit Picker » ou plus simplement « Cueilleur de fruits » mais ça en jette moins.

Car oui messieurs dames, en voilà un boulot qu’il est intéressant. Ouh je commence à parler comme un fermier c’est pas bon…

Alors le fruit picking c’est quoi? Ça pourrait peut être se résumer par ça?

- Lever 6h30 (1h30 plus tôt que pour mon boulot à Paris, je commence déjà à pleurer)

- 8 heures par jour (avec 1 pause de 10 min le matin, 30 min pour manger et 10 min l’après midi, ça pique)

- Un sac de 15 kilos de pommes à porter sur le ventre et à vider dans ce que l’on appelle une bin (grande caisse en plastique)

- La découverte de muscles que vous n’utilisiez pas (quand vous vous rendez compte que cette atroce souffrance n’est autre qu’une courbature jamais ressentie)

- 1 mois et demi à manger dehors et dormir en camping dans une tente avec des nuits à 5°C, hum, j’aime comme dirait Facebook.

- Des abeilles, des araignées, des grenouilles en veux tu en voilà

- Des musiques de merdes que vous ne chantez jamais et qui vous reste en tête toute la journée (celle de la photo/vidéo est assez gratinée, admirer le travail réalisé sur le calage images/paroles)

Mais le Fruit Picking c’est aussi de bons moments de rigolades avec les autres travellers et les « farmers » et surtout la satisfaction du travail accompli en fin de journée et là je ne rigole pas.

En effet, nos métiers contemporains (ingénieur commercial, directeur grand compte, consultant en management projet et autres termes abscons…) sont de plus en plus éloignés de la signification du mot « travail » qui initialement vient du latin tripalium (l’instrument de torture à 3 pied) et qui nous fait bien comprendre que la chose est physique, difficile et harassante.

Bref l’activité de la ferme, le travail de la terre ou le simple fuit picking sont à milles lieux de ce qui m’anime à Paris, mais à la fin de la journée, plié par les douleurs musculaires, on ressent une certaine satisfaction; Celle d’avoir contribué à quelque chose de palpable (collecter des pommes) et moins volatile que de s’engueuler au téléphone avec son client et d’avoir envoyé 3-4 mails qui nous permettront d’éviter une semaine de boulot supplémentaire sur ce projet qui est déjà très mal rémunéré : ).

Enfin, ne vous inquiétez pas je n’ai pas trouvé ma vocation dans le fruit picking, contrairement a certains que j’ai rencontré et qui ont quitté des postes d’ingénieur informatique pour devenir Fruit Picker et voyageur de profession. Je pense à Hugo, un Québecois fort sympathique rencontré au camping et qui vit entre le Canada et l’Australie au fil des saisons.

Lorsqu’il est payé au contrat (c’est à dire à la productivité) ce mec est une vraie machine. Il est capable d’engranger 1500 dollars par semaine lorsque le contrat est bien rémunéré ce qui fait 3000 dollars (plus que mon maigre salaire d’ingénieur) pour 2 semaines de travail par mois. En plus, ce qui ne gâche rien, il n’a pas vu l’hiver depuis 3-4 ans, ça donne à réfléchir…ou pas.

Enfin bref, concernant mes modestes statistiques de « Picker » débutant je peux dire quand même que sur la durée de la saison des Pink Ladies (pour ceux qui n’auraient pas saisis la « Pink Lady » est une variété de pomme rosée-rouge) j’ai en moyenne :

- ramassé 1 tonne de pommes par jour

- vidé 1400 sacs dans les bins

- porté 21 tonnes de tonnes en cumulé (je vous laisse faire le calcul de l’énergie développée)

- mangé environ 100 pommes.

- Ou dit autrement, ramassé environ 100 000 pommes avec seulement deux mains!! effrayant non? Des fois je me dit que l’homme peut être une vraie machine.

La saison s’est donc clôturée il y a quelques jours sous une tempête mémorable mais autours d’un feu pour se sécher et fêter dignement le travail accompli par tout ces « Picker » que nous étions.

Grâce au picking et au salaire correspondant directement réinvesti, j’ai pu accéder pour la première fois de ma vie à la propriété. Vous vous demandez donc, qu’ai je bien pu acheter avec ces 2500 dollars durement gagnés?

Patience, vous le saurez très bientôt…

South Western Spaghetti

8 juin 2010

 

Me revoilà ! après tant d’absence, j’ai décidé tel Michel Delpech de faire mon grand come-back sur… ce blog un peu délaissé fautes de moyens matériels disponibles.

Pour ma défense j’ai eu quelques petit soucis avec mon PC (à peu près résolus). Également, je me trouvais dans la cambrousse Australienne sans connexion internet ni réception téléphonique, bref ce que l’on appelle chez nous le fameux : trou du cul du monde !

J’ai donc pas mal de chose à vous faire rattraper, si j’ai bonne mémoire (ou si je lis mon dernier post c’est plus simple) lorsque je vous ai laissé, je venais de franchir la route du Nullarbor avec les deux allemandes qui m’avaient prises en otage (euh…en lift pardon).

Nous avons donc poussés jusqu’à Perth capitale du Western Australia ou Amélie et Henke retrouvait des amis pour l’une et peut-être un travail pour l’autre. Nous nous sommes donc séparés et échangés les désormais coutumier « Facebook ».

J’ai pris alors la route en direction du South Western Australia (la partie sud de l’ouest Australien comme son nom l’indique) ou j’ai retrouvé mes chers acolytes avec qui j’avais battues mes premières routes australiennes, j’ai nommé, les Baldwins.

Au programme pas mal de réjouissances dans le sud ouest à savoir :

1/ The Gloucester Tree

Ou l’escalade d’un arbre bicentenaire à peu près aussi grand que l’arc de triomphe et bardé de barreaux d’acier en guise de marche pied pour atteindre une vue qui mérite le coup d’œil.

Le concept est simple il faut escalader les barreaux sans passer aux travers car une chute de 50 mètres ça peu faire mal :)

Effectivement lorsque nous sommes arrivés sur le site nous sommes restés un peu perplexes devant cette « attraction » dont la sécurité est quasi nulle.

L’ascension est protégée par un filet mais juste sur le coté du colimaçon alors qu’entre 2 barreaux (ou marches) on a 3 fois la place de passer un corps (ou du moins mon corps).

Bref, il semble que l’héritage culturel anglais lié à la sécurité des personnes n’est pas atteint cette région de l’Australie.

2/ Valley of the Giants

Ou balade sur une passerelle au niveau de la canopée des arbres (centaine de mètres) libérant une vue imprenable sur les forêts d’Eucalyptus et moins dangereux que la précédente (bien que pouvant causer nausée et vertige). Car en fait la passerelle en question est une structure légère assez soupl…

Attention, attention, pour ceux qui s’en foute de l’Architecture et surtout des structures vous pouvez passer au paragraphe suivant. Je disais donc, la passerelle est une structure légère assez souple de type poutre sous-tendue d’une portée plutôt conséquente et dont l’absence de porteurs intermédiaires lui confère une certaine élégance.

Ses appuis rotulés lui procurent une remarquable souplesse pour absorber les déformations dont l’amplitude non négligeable se fait assez sentir et peut trivialement : vous filer la gerbe !

J’avoue, j’ai préféré prendre en photo le système de passerelles plutôt que la vue sur la forêt mais bon…

3/ The Jewel Cave

Ou la Grotte Joyaux, 300 mètres de profondeurs et des formations calcaires impressionnantes à faire pâlir les gouffres de Padirac et autres grottes de Lascaux. Plutôt sympa et rafraichissant.

4/ Wave Rock

Ou la Vague rocher. Encore une étonnante formation rocheuse située dans l’outback sur laquelle vous pouvez « Rider » comme vous ne le feriez jamais dans la réalité. Très impressionnant et on y serait bien resté plus de 15 minutes si l’endroit n’était pas envahi par les mouches qui peuvent vous rendre dingue et vous pourrir la vie si vous n’avez pas de filet…et …nous n’avions pas de filets.

Bref vous l’aurez compris pas mal de choses sympathique dans cette partie de l’Australie. Je vous laisse voir ça en image.

Et là vous vous dites : mais c’est quand qu’il se met à bosser ce con car vous vous rappelez soudainement et à juste titre qu’il y a le mot « Working » dans Working/Holiday Visa.

Ne vous inquiétez pas ça arrive très bientôt…

Je profite de ce post pour annoncer à la terre entière (c’est vrai après tout, ce blog est ouvert à tous sur internet) que je suis doublement tonton d’une petite Apolline et d’un petit Maxime, spéciale dédicaces à vous les petits clous (je commence à me faire vieux).

Thelma & Lui…et elle aussi

8 avril 2010
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Eh bien voilà, c’est plié. Je viens de traverser la plaine de Nullarbor à bord du Break Holden Commodore et je n’en suis pas peu fier. J’ai d’ailleurs récupéré mon diplôme à la première ville en sortant (diplôme que je ne manquerai pas de faire figurer sur mon CV)
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On peut y lire les mots suivants :
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« This is to commemorate that Paul Azzopardi crossed the Australian Continent on the Eyre Highway following in the footsteps of Edward John Eyre, reaching Norseman, WA, on the 4th day of April 2010 »
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Pour ceux qui n’auraient pas suivi, j’ai pris la route il y a quelques jours dans un convoi germanique en direction de Perth.
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Jusqu’ici rien de bien incroyable. Sauf que l’unique voie d’accès depuis Adélaide est la fameuse plaine de Nullarbor traversée par une route et une seule, la Eyre Highway (ou Nullarbor road). Cette route traverse donc toute l’Australie du Sud vers l’Australie de l’ouest sur plus de 2500 km et mérite bien son nom de Nullarbor (aucun arbre en aborigène) tant elle est exempte de toute pousse supérieure à 30 cm sur la plupart du parcours. Elle est alors cernée d’une mer de petit arbuste désertiques de type toundra.
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Mais ce qui y est intéressant ce n’est pas tant sa bio(non)diversité, mais plutôt le caractère mystique et mythique qu’elle revêt (telle la Road 66 traversant les USA).
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En effet, elle nourrit nombre d’histoires étranges et les guides mettent en garde quiconque la prendrait  de bien se prémunir en prévoyant les réserves d’eau et de carburant suffisants pour la traverser sans y laisser des plumes (pour info nous avions prévus 30 litres d’eau en réservoir de 10 litres et 2 jerricanes de sans plomb, ça vous fait une belle jambe hein?).
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Car la route ne traverse aucune ville et les seuls arrêts possibles sont des stations essences espacées de 200 bornes et attenantes à de vieilles Roadhouse, endroit où l’on trouve un coin de terre dur comme du roc pour camper. Derrière le campement du Nullarbor Hotel, vous avez des chances d’apercevoir le tout aussi mythique morceau de green entouré de terre ocre qui a vu passer l’incroyable swing de Kevin Costner.
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En gros, les roadhouses ne sont rien d’autre que ces bon vieux Motel pourris souvent théâtre de faits sordides dans les films américains.
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Lieux dans lesquels ont peut entendre de vieux routiers ou « shérif » sortir des : « Nadine aurait du noyer le moutard et vendre son lait à la crémerie, Pour cet abruti les crottes de rat ou le chocolat en poudre c’est la même chose »
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Shérif ou flic oui, car comme tous les films qui ont lieu sur la route 66 ou sur d’autres routes mythiques, le héro,  pris dans un élan de liberté commence à appuyer sur le champignon et soudain une voiture de flic semble sortir de nulle part et là quand on regarde le film on se dit  : c’est quand même un peu gros, un flic alors qu’il n’a pas croisé une seule voiture depuis 50 km, et bien je vous assure que ces scènes sont bien réelles :)   (vous verrez Amélie souffler dans le ballon plus bas)
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Certains garagiste mettent également en garde les voyageurs avant de partir en leur disant de ne pas s’arrêter n’importe où car des personnes rodent sur les abords et pillent les voitures garées avant de les brûler tel le clan Angel & fils, pirates de la terre de malédiction.
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Ainsi le décor est planté mais outre passé le danger venant du soleil de plomb, de la route ou des personnes la fréquentant le plus grand danger peut venir de vous même. Arrivant à un point d’étape pour camper vous disant en même temps que le soleil est encore assez haut dans le ciel, que vous n’êtes pas trop crevé et que vous pousseriez bien vers le prochain lieu « habité » possible.
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Hélas, vous aviez mal etudié la distance, la nuit commence à tomber sur la plaine de Nullarbor et vous êtes encore à pas mal de kilomètres du prochain campement. Le crépuscule pointe son nez, les contrastes s’accentues et la lumière s’atténue, soudain, le soleil passe derrière la ligne (point d’attache monotone de votre regard) et le ciel se teinte rapidement d’un bleu intensément marine puis d’un noir absolu.
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La fatigue se fait sentir et la visibilité à perte de vue se réduit à quelques mètres. Le poste radio fait grésiller la voix évanescente d’un wicked game de Chris Isaak.  Vous voilà pris au piège de ce noir complet dans un lieu hors du temps, sans limites visibles, vous êtes véritablement métamorphosé en Dick Lorent à la recherche de vous même, sur cette route perdue.
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Vous êtes, seul au monde…
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Post-devinette : nouveau concept de post, une dévinette pour vous faire participer au blog de manière interactive. La question est donc la suivante : Saurez-vous me dire combien de films sont soit cités ou font l’objet d’allusions en donnant tous les titres.
Un indice…, chez vous :  les chefs-d’oeuvres cotoient les sombres merdes. A vous de jouer : )

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